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vendredi 7 novembre 2025

Psychologie des classes spoliatrices, En 2009 un texte de recherche conceptuelle par Julie Amadis "La connivence et l'ironie sont des armes psychologiques préférées des classes exploiteuses"

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par Julie Amadis
4 novembre 2009

Julie Amadis "Lorsque je défendais en AG - dans un amphi de 1000 personnes - l'alliance des étudiants avec les plus pauvres, la proposition d'aller manifester dans les quantiers pauvres, à la tribune et dans les gradins, la connivence et le ricanement étaient de mises.
Il en est de même lors de situations plus anodines : par exemple, lorsque vous prenez la parole dans un IUFM (Institut de Formation des Maîtres) pour argumenter en faveur de méthodes pédagogiques efficaces en vous appuyant sur des exemples vécus dans un quartier subissant de plein fouet la misère (j'ai enseigné 1 an en CP).

Vous êtes dans les deux cas des traitres à la classe formoise et à la strate répétante."
"Une recherche alliant les apports révolutionnaires de la sociologie - classes sociales incluant la formoisie, l'innovoisie- et une réactualisation des travaux du SIRIC sur la communication et la manipulation devrait éclairer la population sur ces pratiques et neutraliser ceux qui les utilisent."

Tract distribué le mercredi 3 décembre 2025



Psychologie des classes spoliatrices,
 En 2009 un texte de recherche conceptuelle par Julie Amadis "La connivence et l'ironie sont des armes psychologiques préférées des classes exploiteuses"


C'en est fini pour Francis Lalanne dans les eaux para-innovoises et innovoises. Francis Lalanne est-il en passe de devenir l'homme le plus haï, l'homme à abattre ?

Comment abat-on un homme ?

En le ridiculisant à l'antenne.

Mais la haine de classe de Birenbaum l'empêche d'être réellement comique. Il utilise la connivence pour sortir sa haine.


Guy Birenbaum - comme son comparse Jean Marc Morandini - ne se rend même pas compte qu'ils ne sont pas dans un salon de thé, qu'il ne peut pas juste casser du sucre sur quelqu'un, histoire de se rassurer sur ses futures angoisses d'éditeur quant au téléchargement illégal de livres. Il y a des auditeurs. Très nombreux. Des auditeurs qui ne rient pas quand ils ricanent, qui ne voient pas de cohérence dans cette chronique.

Il est intéressant de remarquer que la connivence et la ricanement en vue de ridiculiser est une technique régulièrement utilisée par les exploiteurs envers les traitres à leur classe.

Lorsque je défendais en AG - dans un amphi de 1000 personnes - l'alliance des étudiants avec les plus pauvres, la proposition d'aller manifester dans les quantiers pauvres, à la tribune et dans les gradins, la connivence et le ricanement étaient de mises.
Il en est de même lors de situations plus anodines : par exemple, lorsque vous prenez la parole dans un IUFM (Institut de Formation des Maîtres) pour argumenter en faveur de méthodes pédagogiques efficaces en vous appuyant sur des exemples vécus dans un quartier subissant de plein fouet la misère (j'ai enseigné 1 an en CP).

Vous êtes dans les deux cas des traitres à la classe formoise et à la strate répétante.

Une recherche alliant les apports révolutionnaires de la sociologie - classes sociales incluant la formoisie, l'innovoisie- et une réactualisation des travaux du SIRIC sur la communication et la manipulation devrait éclairer la population sur ces pratiques et neutraliser ceux qui les utilisent.

La connivence et l'ironie sont des armes psychologiques préférées des classes exploiteuses


Selon l'avocate Jennifer Goubert
Julie Amadis subit pendant cette photo
une violences psychologique
Sans doute pour lever bien haut les bras

lire aussi

mercredi 4 novembre 2009

Francis Lalanne en rupture avec la classe innovoise : voici ses propos exacts

lundi 6 décembre 2010

La lutte des classes est une guerre pour un butin - la spoliation de la productivité ancestrale. Comment en finir avec la lutte des classes ?

par Yanick Toutain
6/12/2010



Le post-marxisme est le marxisme du 21° siècle.

2) NÉGATION DE LA NÉGATION
La négation – par ce post-marxisme - de la lutte des classes en temps que principal moteur de l'Histoire est tout à fait conforme avec la deuxième thèse philosophique (et donc matérialiste et dialectique) de Engels, la négation de la négation.
La mise en lumière de la lutte des classes – en tant que facteur fondamental de l'évolution historique - par Karl Marx fut la négation de la classe capitaliste et de sa prétention à en finir avec l'Histoire, la prétention de la bourgeoisie des machines à l'éternité d'une société bourgeoise pseudo libérale.

La mise en lumière de la lutte des strates comme étant le PRINCIPAL moteur de cette Histoire humaine (et donc AVANT la lutte des classes) est donc la négation de la négation.

1) TRANSFORMATION QUANTITE QUALITE
C'est la transformation quantité qualité (première thèse philosophique de Engels) qui, en tant que conséquence de la croissance numérique de la strate des innovants qui a mis cette lutte des strates sous les projecteurs conceptuels.
Cette croissance numérique de la strate des innovants est conjointe de la croissance de sa partie corrompue, le groupe des innovants atteints de pathologie consumériste et qui forment la couche innovante de la classe innovoise.
[Faisons ici un rappel – pour la clarté pédagogique : la classe bourgeoise a été, pour partie, formée de membres de la strate innovante. Les Thomas Edison, les Bill Gates, les Roland Moreno et autres créateurs de Google sont à la fois des innovants réels (avec une productivité historique positive gigantesque) membres de la strate des innovants et à la fois membres de la classe capitaliste. Les capitalistes actionnaires de la Ferme Générale étaient – eux, ainsi que leurs collègues armateurs esclavagistes de Nantes, du Havre et de Bordeaux, - des membres de la strate des parasites : leur productivité historique n'est ni nulle ni positive. Elle est clairement négative : leur activité a repoussé vers le futur l'avènement d'une société formée d'innovants.
La classe innovoise, l'innovoisie est elle aussi formée de trois couches : les innovois innovants, les innovois répétants et les innovois parasites. Ce dernier groupe est largement formé des membres du groupe des vautours que sont les « ayants-droits ».
Il suffit de placer sur un dessin plat les trois classes sociales principales et de visualiser trois hauteurs correspondantes aux trois strates pour comprendre l'articulation classes-strates.]

Mais cette croissance numérique du nombre des découvreurs, des inventeurs et des créateurs, si elle pèse positivement sur la société est néanmoins extraordinairement freinée par la lutte des strates en faveur des parasites et des répétants.
En cet automne 2010, la lutte entre les fainéants qui veulent se mettre en vacances éternelles à l'age de 60 ans et les larbins de la couche parasitaire de la classe capitaliste qui veulent, in fine, aligner les premiers sur le régime – 50 euros par mois – des Mingong Chinois de Bernard Arnault ou des esclaves – 50 euros par mois – de Vincent Bolloré, est symptomatique du retard extraordinaire que prend l'Histoire réelle.
Pour autant, cette lutte de strate verrouillée de la fin de la dernière décennies du 20° siècle et de la première décennie de 21°siècle, fut néanmoins le « moteur épistémologique » de la production des concepts de « productivité historique », de « lutte des strates », de « productivité ancestrale », de « droits d'auteur ancestraux».
Et donc du concept de SPOLIATION ancestrale.

3) INTERPENETRATION DES CONTRAIRES
Depuis les débuts du paléolithique, les innovants furent le moteur de l'Histoire : la liste des technologies qui permirent d'améliorer les techniques de chasse, de pêche, et même de cueillette est gigantesque.
Dès cette époque, les membres de la strate des innovants durent lutter contre la sclérose des travailleurs répétants.
Cependant, ils partageaient le fruit de leurs découvertes avec leurs prochain.
Nul brevet, pas de collecte SACEM.
La découverte était un partage entre être humains.
Mais, qu'il soit bien clair que le progrès fut strictement et uniquement le produit de l'activité de ces ancêtres innovants : les répétants nous auraient maintenus dans la stagnation et la sclérose. Comme ils le font encore maintenant : il suffit d'aller dans une classe d'école pour découvrir la bêtise du répétant moyen*.
Mais ce fut la découverte de ce qu'étaient les plantes et leurs propriétés ainsi que l'invention de l'agriculture qui permit – par la constitution d'un surproduit social – le développement de la strate des parasites.
Le paléolithique, par sa faible productivité n'aurait pas permis à un groupe de gangster de survivre longtemps.
L'agriculture produisit donc les guerres de rapine et l'esclavage : la lutte des classes pouvait commencer.
Seulement voilà : de quoi était fait le butin ? D'où provenait le contenu de ce que volaient les membres de « classes exploiteuses » ?
Du travail des paysans ?
Mais, ce travail, d'où était issue son haut niveau de productivité ?(si l'on compare productivité au néolithique à la productivité du paléolithique).
La réponse est simple : ce différentiel provient exclusivement des découvertes et inventions de membres de la strate des innovants.
Eux et eux seuls sont la cause de ce que le travail humain de l'année moins 10000 est dix fois plus efficace que le travail de l'année moins cent mille.

Quand une dactylo utilise « Word », le gain de productivité ne lui appartient pas : à part quelques manœuvres qu'un enfant de 8 ans apprend rapidement, elle n'a strictement aucun mérite de cette efficacité gagnée (correction rapide des fautes de frappe, stockage des textes etc etc....).
Est-ce à dire que la totalité de la valeur des gains de productivité devrait aller dans les poches de Bill Gates et des auteurs de Windows ?
Cette vision des choses oublie un léger détail !

S'il fallait payer des droits d'auteur à chaque usage d'un logiciel, il faudrait aussi accepter que soient collectés les droits d'auteurs pour les logiciels qui auront permis l'écriture de Word. Payer pour les auteurs du microprocesseur 6502 , du microprocesseur 6809 etc …..
Mais ces gens, pour écrire l'architecture du 6502 ont utilisé les nombres créés par mes ancêtres de la fin du néolithique. Ils utilisent les mots inventés par mes ancêtres.
Le fait que ce soit aussi les leurs ne justifie rien.

Articulation entre lutte des strates et lutte des classes : INTERPENETRATION DES CONTRAIRES
Ce qu'il faut comprendre, c'est donc l'interpénétration des contraires que sont les classes et les strates.
En effet, il faut comprendre que les classes sont nées sur la spoliation ancestrale des membres de la strates des innovants.
C'est le fait que leur activité sociale ne soit pas reconnue qui a permis le commencement de la lutte des classes.
La lutte des classes c'est la lutte pour le partage du butin volé aux innovants.

A partir du moment où toutes les découvertes et toutes les inventions ont été utilisées par quiconque sans aucun respect du travail de ceux qui en furent à l'origine, ce différentiel de productivité, cette différence de production entre un humain ignorant, travaillant à main nue et un humain ayant appris à utiliser des mots, ayant appris les possibilités de l'agriculture etc..... c'est ce BUTIN ANCESTRAL que vont s'arracher les CLASSES SOCIALES.
Quand un esclavagiste contraint un esclave à travailler, ni l'un ni l'autre n'accepterait de prendre en considération le fait que la valeur d'un humain – sans le produit de la strate des innovants – ne vaut quasiment rien.
La quasi totalité de la production humaine est le résultat du travail des innovants.
Les autres – les travailleurs répétants – ne font qu'utiliser les découvertes et inventions d'une strate qui n'est pas la leur.

Quand les diplômés d'Occident – cette méprisable classe formoise spoliatrice– exigent 1500, 2000, 3000 euros par mois, ils sont en lutte de classe contre leurs collèges de la classe bourgeoise spoliatrice.
Ils se battent pour le butin colonial.
Ils se battent – comme en cet automne 2010 – pour s'approprier le fruit du travail des Camerounais de Kienké ou des Mingong de Pékin.
Ces deux classes sociales (en apparence exploiteuses) se battent pour voler la « plus-value » coloniale.
Les formois au nom de leur « plus-value formation » qui serait le résultat de leur productivité formation, les bourgeois au nom de l'efficacité économique de leur marché de la subvention et de la corruption organisées.
Mais, en réalité, au premier niveau, c'est du butin colonial qu'il veulent s'arroger la possession.
Cependant, ce « butin colonial », lui-même, est une négation du fonctionnement réel de l'économie.
Les paysans de Kienké, quand ils travaillent et sont payés – pour la pousse et la récolte de l'huile de palme – 50 euros par mois..... en réalité, leur travail VAUT MOINS QUE CELA.
Le travail humain, quel qu'il soit ne vaut que quelques fractions de centimes d'euros;

En effet, la seule valeur réelle, c'est l'accumulation de SAVOIR, l'accumulation d'INNOVATIONS.
Ce que le paysan de Kienké devrait toucher ce ne seraient pas les 50 euros qui lui sont versés par Vincent Crassus Bolloré et ses kapos de la SOCAPALM, ce seraient 1000 euros par mois....
A quel titre ?
Tout simplement au titre de la PRODUCTIVITE ANCESTRALE !

Tous les humains sont les héritiers des membres de la strate des innovants. Des innovants qui innovent depuis plus de 3 millions d'années.

Et la production mondiale appartient ni aux possesseurs des terres, ni aux détenteurs des usines, ni aux propriétaires de leurs diplômes, ni aux innovants actuels, ni aux « organisateurs » ni à quiconque aura truqué la science économique pour en faire une apologie pro-domo de son activité..... le production mondiale, elle appartient aux enfants des innovants..., aux enfants d'Adam et Eve.

Nous sommes – à part égale – propriétaires des Fruits des Arbres du Jardin des Enfants d'Adam et Eve.

Le post-marxisme est à la fois un égalitarisme scientifique (au sens que Marx donnait à ce qu'il appelait « socialisme scientifique ») et à la fois un « égalitarisme utopique » mais surtout un « égalitarisme programmatique ».
En effet, la construction de la science progresse en même temps que le combat concret pour des revendications concrètes.
Le combat en faveur de 1000 euros pour la consommation et 300 euros pour l'investissement est aussi un outil pour la production conceptuelle.

Il faut donc dépasser cette contradiction entre « description du présent et du passé » et « description du but qu'il faut atteindre ».



L'interpénétration des luttes des classes et des strates rend cela urgent.
La mise en œuvre de ces deux mesures sonnera le glas de la lutte des classes. La révolisation, la révolution de civilisation que cela sera, amènera l'humanité à franchir une nouvelle étape. En entrant dans l'Histoire.



* Ce que je faisais en janvier 1982 dans ma classe n'est fait que dans moins de …. 5 % des classes, selon une évaluation personnelle...

mercredi 27 octobre 2010

ÉLÉMENTS POUR UN MANIFESTE PROGRAMMATIQUE ÉGALITARISTE. (un texte de 1996 par Yanick Toutain)

ÉLÉMENTS POUR UN MANIFESTE PROGRAMMATIQUE ÉGALITARISTE.

L'histoire humaine a connu deux préhistoires. La première préhistoire s'est achevée lorsque l'apparition de l'outil, puis celle de l'agriculture a amené les hommes à cesser de travailler librement à leur subsistance, a séparé l'espèce humaine en deux groupes : ceux qui stressaient les autres et ceux qui obéissaient à des commandements.
L'évolution des technologies depuis 4500 ans a fait évoluer l'espèce humaine à l'intérieur de ce qu'on pourrait appeler la deuxième préhistoire, pendant laquelle le travail libre a, peu à peu, disparu. Le développement technologique et les luttes des classes successives fondées sur ces technologies ont permis d'aboutir à l'étape actuelle, étape qui se caractérise par une crise sans ampleur, mais aussi par le développement massif du germe d'une société dans laquelle le travail innovateur libre sera la règle commune à l'espèce humaine.
Le développement de l'histoire a été celui des diverses technologies qui se sont succédées:
Depuis l'outil primitif qui démultiplie la force du bras d'un homme, puis la machine qui, elle, démultiplie la force de plusieurs humains, nous avons, maintenant, atteint le stade du contrôle de l'information. Ce nouveau stade permet la définition inventive d'algorithmes. Ces algorithmes sont exactement les équivalents de ce qu'est une recette de cuisine pour la "construction" d'un plat alimentaire : une succession de tâches, elles-mêmes découpées en sous-tâches, etc...
Ces algorithmes informatiques ont permis d'élever la force de l'humain en puissance. Et cela, non seulement pour des tâches manuelles, substituant, par exemple, des engins robotiques aux travailleurs de la chaîne industrielle, mais aussi pour toutes les tâches intellectuelles, depuis le travail d'une dactylo, maintenant remplaçable par un simple programme sur CD ROM dont le prix est inférieur au revenu moyen mensuel d'un habitant d'un pays occidental, jusqu'au calcul d'une intégrale complexe - compétence accessible actuellement après plus de 15 ans d'études, en passant par le calcul d'un logarithme sur une machine dont la valeur est d'ors et déjà inférieure à 10 h de travail mondial.
A ces algorithmes informatisés se sont ajoutés des outils de stockage de l'information et de diffusion planétaire de celle-ci. Sur un simple ordinateur domestique, un humain quelconque disposera avant 5 ans de la "mémoire" nécessaire pour stocker les noms, adresses, goûts des 6 milliards d'Hommes. De plus, les systèmes de communication électroniques à distance vont permettre à chaque humain d'accéder à la totalité des informations disponibles sur la planète. On voit, enfin, apparaître de nouveaux "outils électroniques" tels les moteurs de recherche, qui permettent à n'importe qui de lancer un détective électronique à la recherche de n'importe quelle somme de renseignements, depuis le prix le plus bas du boulon à tête ronde, jusqu'à la totalité des groupes de musiques ayant enregistré un disque avec un clavecin, en passant par la liste de tous les humains ayant exprimé le vœu d'accélérer la conquête spatiale ou bien la fertilisation du Sahara.
Le deuxième élément technologique induisant l'accouchement prochain d'une nouvelle étape historique est, précisément, ce qui concerne la sexualité et la procréation :
Il y a, à peine 40 ans, l'invention des moyens chimiques anticonceptionnels ont permis aux femmes, et à leur compagnon, de se débarrasser définitivement de la fatalité de la grossesse non désirée et ont permis de faire que le choix de mettre au monde un enfant devienne, enfin, un acte d'amour au plein sens du terme - puisque acte volontaire. Mais le développement actuel des biotechnologies et de la génétique permettent d'entrevoir l'étape suivante : la possibilité donnée à l'espèce humaine de connaître, avant la conception, les caractéristiques biologiques des enfants à naître, et donc d'avoir le pouvoir d'émettre des choix en cette matière.
La race humaine possède donc tous les outils nécessaires pour quitter la deuxième préhistoire.
En effet, dans le passé, chaque nouvelle technologie a induit un nouveau mode de production. Nouveau mode de production dans lesquels de nouvelles classes sociales apparaissaient comme l'élément moteur de chaque nouvelle technologie.
Ces nouvelles classes ont connu, chacune, deux étapes :
A la première étape, ces nouvelles classes avaient un rôle moteur. L'essentiel de leur revenu global était mis au service de l'investissement. Ce rôle moteur, qu'elles avaient, connaissait une grande accélération après une révolution rayant de la carte l'ancienne classe exploiteuse.
Lors de la deuxième étape, ces "nouvelles" classes faisaient un gaspillage de plus en plus grand des ressources qu'elles tiraient des technologies sous leur contrôle, et avaient, de ce fait, un rôle de moins en moins productif. Ce statut qui était le leur faisait qu'elles tendaient, de plus en plus, à s'accrocher à leurs privilèges.
Dans l'histoire, deux sortes de classes exploiteuses se sont succédées.
La première sorte était composée de classes exploiteuses oisives.
La deuxième, les esclavagistes, fut balayée par les guerriers paysans devenus féodaux qui, par une attaque extérieure, ont mis fin au pillage d'hommes.
Les féodaux qui, en fixant les paysans à leurs terres, ont mis fin au gaspillage esclavagiste, ont créé les conditions nécessaires au développement du salariat.
De celui-ci apparut la troisième classe exploiteuse oisive : Les détenteurs des actions, possesseurs des machines.
La prise du pouvoir de la bourgeoisie a favorisé une immense accumulation de machines.
Mais, avant même que celle-ci ait pris le pouvoir, est apparue une nouvelle classe :
Les Etats féodaux, principalement pour leurs besoins de gestion, et les bourgeois, pour leurs économiques, ont mis en place le gigantesque enfermement - dans un premier temps des adolescents, dans un deuxième temps des enfants de moins de 12 ans, puis, récemment, des enfants de moins de 6 ans.
Ceux-ci ont vu leur sexualité progressivement niée, de façon à favoriser les stress répressifs. Le but était de produire une masse de CD ROM humains ayant assimilé une masse de données limitées et des compétences algorithmiques simples, réutilisables tout au long d'une vie - dans la mesure où l'évolution technologique le permettait.
Cette classe sociale travailleuse, augmentant, peu à peu, son niveau de compétences et sa productivité, est devenue la première classe exploiteuse travailleuse : En obtenant, groupe après groupe, couche après couche, un revenu supérieur au revenu moyen mondial, cette classe sociale a déclenché la paupérisation relative puis absolue des moins formés.
La partie de cette classe qui, après le massacre des révolutionnaires bolcheviks et trotskistes, a conquis le pouvoir d'Etat sur la presque moitié de l'Humanité, a, ce faisant, brisé l'élan révolutionnaire, cassant, par-là, le processus qui l'avait porté au pouvoir.
Sur le plan économique, elle a même cassé le développement exponentiel dialectique des pays qu'elle contrôlait pour aboutir à une croissance de plus en plus limitée, de forme "logarithmique".
La cause en est le fait qu'elle ait brisé, sclérosé, peu à peu, les innovateurs qu'elle
cherchait à mettre sous son contrôle.
Ceux-ci, créateurs technologiques ou artistiques, chercheurs producteurs de concepts, ont eu leur marge de manœuvre créative de plus en plus érodée.
Et c'est dans l'ancien monde bourgeois qu'est apparue, de façon plus dynamique, une nouvelle classe travailleuse exploiteuse innovatrice. Celle-ci, rémunérée sous les anciennes formes, dans un premier temps : charges semi-féodales à l'origine, salariat ensuite, a peu à peu, conquis un nouveau mode de rémunération.
Les uns, artistes ou écrivains - chercheurs, des droits d'auteurs; les autres, innovateurs technologiques, des droits de brevets.
Peu à peu, de nouvelles sous-classes sont apparues - sous le joug des capitalistes, mais s'en émancipant peu à peu- : créateurs de programmes (algorithmes informatiques) raccordés juridiquement au droit d'auteur; chercheurs en biologie animale ou humaine, et créateurs d'outils thérapeutiques, raccordés, eux, au droit des brevets.

Cette classe et ces sous-classes qui restent fondamentalement complices des capitalistes et subsistent, encore, tel le bourgeois gentilhomme le faisait avec les féodaux, en étroite symbiose avec les capitalistes, devient pour une part, une nouvelle couche de la classe bourgeoise - par la transformation des ses revenus en actions boursières.
Cette nouvelle classe rapporte à l'Humanité davantage que ce qu'elle consomme. Et cela, dans des proportions de plus en plus grande. Pour prendre un exemple : la production du langage Microsoft Basic et du Traitement de texte Word a permis une économie de temps de travail gigantesque au niveau planétaire, sans aucune proportion avec ce que Bill Gates pourrait espérer consommer en une vie.
Mais trois facteurs font que cette classe, à peine apparue, à l'échelle historique, est déjà condamnée, est déjà un archaïsme.
Le premier est le cadre juridique qui lui est nécessaire pour maintenir son appropriation privée, égoïste, des fruits de son travail. Ce cadre juridique, qui la pousse à s'abriter sous le parapluie de l'Etat bourgeois - bande armée des capitalistes - qui la poussera, après demain à massacrer ceux qui s'opposent à elle et à ses privilèges.
Le deuxième est la distorsion qu'elle produit à l'échelle de la planète : Interdiction au Tiers Monde, la Chine, l'Afrique... d'utiliser gratuitement le fruit de ses innovations. Cette distorsion est une - sinon la principale - cause de l'écart croissant entre les 20% de pays les plus riches par rapport aux plus pauvres. Ecart qui a doublé en trente ans. Ecart de richesse qui fait que les premiers ont soixante fois le revenu des plus pauvres. Distorsion qui aboutit à interdire au Tiers Monde d'accéder aux remèdes et aux thérapies inventées au Nord - ce qui aboutira à nucléariser, tôt ou tard, le Tiers Monde pour empêcher la montée au Nord des virus, du SIDA et de ceux qui chercheront à échapper à la misère.
Distorsion qui est responsable des 700 millions de chômeurs sur Terre.
Cette distorsion a une cause simple : les innovateurs exploiteurs craignent plus que tout, la concurrence; ils craignent de voir apparaître des créateurs partageurs, des innovateurs égalitaristes, des concepteurs solidaires. Ils craignent déjà l'accès au savoir et à la compétence inventive de ceux qui jouent leur jeu - leurs concurrents -, mais, pire encore, ils craignent ceux qui inventent, innovent, créent sans l'espoir, sans la volonté d'un retour, d'un avantage économique.
Cette contradiction est mortelle pour ces exploiteurs, car ce sont ces 700 millions d'humains chômeurs qui deviendront bientôt des milliards - qui sont les "consommateurs" de leurs inventions.
Leur logique est celle d'un Bill Gates produisant des machines pour un seul Michael Jackson qui chantera à l'intention du premier. Les deux précédents bénéficiant des découvertes génétiques du dernier chercheur.
Le troisième facteur qui la condamne est le fait qu'elle crée une distorsion économique
son niveau de consommation supérieur incite à la production d'objets de moins en moins utiles à l'espèce humaine : des tableaux artistiques à cristaux liquides comme chez Bill Gates plutôt que des logiciels pédagogiques, des cosmétiques plutôt que des vélos, des œuvres artistiques décadentes plutôt que des outils informatiques à bas prix pour tous les pauvres de la planète.
Sa capacité d'investissement la pousse, d'autre part, à investir dans des secteurs porteurs sur le plan économique, au détriment des secteurs les plus rentables pour l'espèce humaine : un Michael Jackson qui cherche à faire des Disneylands pour les petits occidentaux est un criminel économique pour les enfants du Tiers Monde - sans parler des imbéciles d'acteurs qui font des Planet Restaurants de luxe.
Mais, au-delà de ces trois facteurs, il existe un moteur fondamental qui condamne cette classe.
Il a fallu, de l'Egypte à l'an mille, 3500 ans pour que disparaissent, à une échelle de masse, les derniers résidus de l'esclavagisme, de la transmission, à des héritiers, de la possession d'autres êtres humains.
Les compétences nécessaires aux héritiers étaient limitées. Les Romains ont tenu 1000 ans, les sudistes américains 300 ans.
La transmission de la terre féodale s'est maintenue, elle, de 500 au 17° / 18° siècle, environ 1200 ans. Mais les derniers héritiers, par leur incompétence, ont eu besoin de s'appuyer sur l'Etat fort absolutiste si la bourgeoisie n'avait pas, comme en Angleterre, fusionné avec la vieille classe.
La transmission de l'héritage actions / machines était, elle, encore plus fragile : entre 1649 et 1917, il s'est écoulé moins de 270 ans.
On a vu, récemment, les difficultés des staliniens à transmettre à leurs enfants les compétences "CD ROM" nécessaires à la gestion : en manipulant le système scolaire pour favoriser les leurs, ils n'ont abouti qu'à empêcher le progrès de l'ensemble : les détenteurs du savoir ont tenu le pouvoir 70 ans...
... Et ils ne le reprendront plus, car les innovateurs, inventeurs, artistes, chercheurs, les tenants des nouvelles technologies humaines, le nouveau mode de production, cognent déjà à la porte du pouvoir.
Que ce soit sous la forme des innovateurs exploiteurs égoïstes et de leur nouvel Etat répressif thermidorien, ou que ce soit sous la forme des innovateurs partageurs, artistes- chercheurs - inventeurs égalitaires, qui savent déjà que leur avenir est intrinsèquement à celui de l'espèce humaine tout entière, et qu'il est dans le progrès de celle-ci vers 6 milliards d'innovateurs solidaires, solitaires et collectifs.
Quel imbécile confierait aux enfants d'Einstein des milliards d'investissement ?
Quel imbécile justifierait que le fils de Rimbaud touche plus que le garagiste ou l'enseignant du bout de la rue ?
Quel imbécile justifiera que la fortune de Picasso sera dans les mains de Paloma, que celle de Madonna sera d'un bon usage dans les mains de sa Lourdes ?
Qui prétendra que les enfants de Bill Gates seront meilleurs gestionnaires que ceux de Sting ? Que ceux-ci seront meilleurs que les enfants de Moreno ?
La fille de Goscinny, que fait-elle de la fortune de son père ? Est-ce drôle ?
Cette classe des héritiers des innovateurs est le glas du règne de la possession fructueuse d'un capital - qu'il soit machine ou capital humain...
Ou est la fin du règne de l'espèce humaine si nous les laissons hériter de la fortune de leurs parents : ils chercheront à se protéger, à protéger leur fortune, à protéger leur incompétence.
Le jour où ils seront les principaux actionnaires de la planète, et même, en cas de révolution anti-bourgeoise, le jour où ils seront les humains les plus riches de planète, le jour où ils concentreront dans leurs mains le dixième, le tiers, la moitié de la richesse mondiale, ils n'auront plus d'autres choix que de se protéger derrière une barrière nucléaire apocalyptique.
yanick toutain
sociologiehistorique (ancien site sur voilà.fr)
26/07/00
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­ Le 26 juillet 2000 est la date à laquelle ce texte a du être placé sur le site web "sociologie historique"
la date réelle de rédaction serait - peut-être - antérieure de plusieurs années (évidemment postérieure au texte "30 thèses pour une révolution pédagogique" dont la trentième thèse signalait la possibilité de l'apparition d'une nouvelle classe exploiteuse après celle de la formoisie ). Il est possible qu'il ait été écrit en 1996 : un des critères serait le fait de vérifier en quelle année il y a eu une médiation importante de la fille de Madonna (médiatisation importante qui est la seule raison réelle de la présence de Madonna dans ce texte). Une autre piste serait possiblement la présence médiatique de Paloma Picasso. Enfin, le "700 millions de chômeurs" provient peut-être d'un article du Monde Diplomatique contemporain de la rédaction)

30 thèses pour une révolution pédagogique (un texte de 1993 par Yanick Toutain)

30 thèses pour une révolution pédagogique
[essai de reconstitution du texte original rédigé (vers 1993) perdu par sa sdéefication momentanée de l'auteur]
 1° Tout différentiel de productivité induit un transfert de plus-value : L'entreprise la plus productive aspire la plus-value de celle dont la productivité est la plus faible.
2° La formation augmente la productivité des travailleurs : C'est Adam Smith, dès la fin du 18° siècle qui l'a le premier décrit.
3° Cette productivité augmentée grâce à la formation va donc - de la même façon que les machines perfectionnées - induire des transferts de plus value en direction de l'entreprise où se trouvent les travailleurs les plus formés.
4° Cette plus value supplémentaire va être partagée entre le capitaliste et les travailleurs qualifiés : ceux ci réclameront, du fait de leur diplôme, de la récupérer sous forme de salaires supérieurs.
5° C'est ce vol opéré sur le dos des travailleurs les moins formés qui va provoquer la création d'une classe sociale, bourgeoisie de la formation (formoisie, par un néologisme) ;
6° Le prolétariat de Marx a donc éclaté en 2 classes différentes : La formoisie formée de travailleurs qualifiés qui exploite le prolétariat de la formation - formariat.
7° De ce fait, la lutte des classes oppose 3 classes fondamentales : les 2 bourgeoisies, celle des actions et celle des diplômés et le formariat exploité par les 2 bourgeoisies.
8° La révolution russe, dont Trotsky avait - dès 1905 - prévu les 2 étapes ( 1ère révolution anti-féodale, 2ème révolution anti-capitaliste), a donc connu une 3° étape, une véritable lutte de classes, entre 1917 et 1927, au cours de laquelle la classe sociale des diplômés a, peu à peu, rétabli ses privilèges.
9° Les formois, les diplômés russes, étaient en 1917 la base sociale du parti menchevik (POSDR - menchevik). Ce parti a tout fait pour préserver un Etat bourgeois - y compris à partir de juillet 17 en persécutant les membres du parti bolchevik. Pendant et après la révolution d'Octobre, on voit les employés des postes, les syndicats de cheminots, de secteurs qualifiés, les enseignants etc.… saboter la révolution.
10° En 1921, Lénine a ouvert la porte au loup en rétablissant (NEP) la hiérarchie des salaires (débat sur les spetz -spécialistes). L'opposition ouvrière ( de Kollontaï Chliapnikov) - dans un débat mal posé - a essayé de s'opposer au pouvoir croissant de la formoisie, sans la combattre en tant que classe. Le groupe Lénine Trotsky, victime de naïveté et par une erreur théorique, a commis une faute grave à ce moment.
11° La défaite de l'opposition de gauche (Trotsky), puis de l'Opposition Unifiée (Trotsky Kamenev Zinoviev) contre le groupe Staline Boukharine a été la défaite du formariat allié à la petite formoisie radicale (honnête) contre le front commun de la formoisie(Staline) et de la paysannerie privilégiées( koulaks et moyens paysans) représentés par Boukharine.
12° L'appellation "Thermidor" de Trotsky est donc plus pertinente que ce que lui-même en comprenait : Le Thermidor de 1794 est la victoire de la bourgeoisie et la mise en place d'un Etat bourgeois, le Thermidor de 1927 est la victoire de la formoisie et la mise en place d'un Etat FORMOIS.
13° Un Etat formois est un appareil politico-militaire défendant les privilèges des diplômés en empêchant le retour des féodaux et des capitalistes.
14° Tout Etat formois, par essence, persécute tous les courants égalitaristes susceptibles de remettre en cause les privilèges des diplômés. Les textes pseudo marxistes de Staline des années 30 dénonçant " l'égalitarisme petit-bourgeois" sont la couverture idéologique du massacre de tout le parti bolchevik orchestré par l'ancien recteur de l'Université de Moscou, ancien socialiste menchevik, le procureur Vychinski.
.15° La défaite de la révolution chinoise de 1927 a été planifiée par les dirigeants formois de l'URSS qui ne voulaient pas prendre le risque de voir un Etat à leur porte susceptible de remettre en cause la hiérarchie des salaires.
16° La victoire de la révolution chinoise en 1949 a provoqué une situation instable qui s'est prolongé jusqu'aux années 60. Ce que certains ont appelé "la révolution culturelle" était en fait une révolution sociale, une révolution anti-formoise qui avait comme but de mettre fin aux privilèges salariaux que s'étaient accordés les hauts formois chinois.
17° Les pays de l'Est, le "bloc socialiste" sont en fait des Etats dont le caractère formois s'est opéré sans transition, sans la période d'instabilité qui a caractérisé la révolution russe et la révolution chinoise : L'explication en est le poids politique important de la classe sociale formoise, en Allemagne de l'Est en premier lieu et dans les autres pays de l'Est : Dès le départ la bureaucratie formoise russe pouvait passer une alliance politique avec les ingénieurs et autres privilégiés formois.
18° Seule l'Albanie où les niveaux de formation était faible a subi le poids politique des contradictions chinoises. Mais cela sans pour autant construire un Etat anti-formois.
19° Le conflit qui a opposé Che Guevara et Fidel Castro est lui aussi le reflet de la lutte de classes formoisie - formariat. Le départ du Che pour l'Afrique puis pour la Bolivie signifie son choix du formariat du Tiers monde. Cela dit sa faiblesse en économie - comme avant lui Trotsky - ne lui a pas permis de comprendre la question des transferts de plus value et le fait que Castro le poussait vers la porte et la mort pour pouvoir passer une alliance avec la formoisie stalinienne mondiale. L'anecdote de l'ascenseur et des salaires privilégiés prouve amplement son incompréhension de l'aspect programmatique et stratégique des écarts de salaire. Cela dit la naïveté de son combat ne doit pas empêcher qu'il soit salué à sa mesure.

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30° Il ne faut pas rééditer l'erreur de Marx en considérant le schéma comme achevé et définitif : il pourra exister de nouvelles classes à l'avenir
PS : Cette 30° thèse a été dépassée par la production du concept d'innovoisie (vers 1996 ?) L'innovoisie est la classe exploiteuse formée de ceux qui touchent des droits d'auteur et des droits de brevet et qui, ce faisant, peuvent consommer plus que la production moyenne mondiale.



samedi 28 novembre 2009

RÉVOLISATION ET LUTTE DES STRATES. PREMIERE PARTIE : Un bilan conceptuel et historique

RÉVOLISATION
Ce site s'appelle révolisation. Ce néologisme est une compression de révolution civilisationnelle (révo-lisation).
La révolisation qui se prépare, la révolisation qui est en germe aura, sur la société humaine un effet similaire à celui que les révolutions ont eu dans le passé, mais à une échelle bien plus grande.
Pour comprendre ce que sera, ce qu'est la révolisation, il faut à la fois comprendre réellement ce que sont les luttes des classes – et donc les classes, et ce que sont les luttes des strates, et donc comprendre ce que sont les strates.
RÉVOLISATION ET LUTTE DES STRATES
En effet, si les révolutions ont été dans le passé des accélérations de l'Histoire dans lesquelles une des classes sociales exploiteuses a subi une défaite, la révolisation qui vient verra la défaite de deux strates, et la prise du leadership humain par la strate des innovants.
Les strates des travailleurs répétants et celle des parasites connaitront leur première défaite civilisationnelle depuis près de 10 000 ans. Cette victoire de la strate innovante sera la fin de la lutte des classes.

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PREMIERE PARTIE : Un bilan conceptuel et historique
























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1) AJOUT NÉOMARXISTE AU MARXISME : FORMOISIE ET ÉTAT FORMOIS
La lutte des classes a été suffisamment caractérisée par Karl Marx et Friedrich Engels pour qu'il ne soit pas besoin de revenir en détail sur ce sujet : Les classes exploiteuses sont les classes qui volent une partie de l'activité productive des membres des classes exploiteuses. Il a fallu pour cela que le travail des humains produise une quantité suffisante de biens et de services – quantité appelée « surproduit social » - pour que le combat, la lutte, pour s'accaparer ce surproduit social commence.
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a) PLUS-VALUE ET SURPRODUIT SOCIAL
Ce qui est appelé « plus-value » est – le plus souvent – la quantité de travail produite dans la deuxième partie de sa journée de travail par un travailleur salarié. La plus-value est donc la variante « salariée » du surproduit social. (Au Moyen-Age, le surproduit social pouvait prendre la forme de « journées de corvée » gratuite sur les champs du seigneur)
Le capitaliste – dans le schéma marxiste primitif – va donc chercher à emporter la fraction maximale de ce surproduit social.
Le bourgeois propriétaire des machines – d'après Marx – va donc réinvestir la plus-value qu'il aura extorquée aux salariés pour augmenter son capital.
b) PLUS-VALUE ET CAPITAL
Dans les faits, outre la partie destinée à la consommation de luxe des capitalistes, ce capital sera converti en « machines ».
Ce nom générique désignera infra les terrains, locaux, outils, machines-outils, robots, programmes logiciels etc ….
Et tout cela revient donc au fait de « prévoir » – de prétendre - que, depuis l'époque où le « Capital » a été écrit, la fraction de la journée consacrée à produire des biens de consommation a été réduite au maximum pour augmenter le plus possible celle qui était consacrée à la production de « machines », de biens de production.
C'est ce phénomène - qui portait le nom de « augmentation de la composition organique du capital » - qui fut le plus démenti dans les faits.
La part de la production consacrée à la production de ce qui était appelé « biens de consommation » ne se réduisit pas comme peau de chagrin.
Contrairement aux pronostics erronés de Marx et de Engels.
Il y avait un grave problème théorique.
c) PLUS-VALUE SIMPLE ET PLUS-VALUE FORMATION
Il fallut donc qu'un néomarxisme vienne clarifier de quoi il retournait et le « lieu conceptuel » de l'erreur de Marx.
Un texte portant ce nom 
– "L'erreur économique historique de Marx concernant la formoisie, le travail complexe et les transferts de plus-value : la note 19 du chapitre VII. UNE ÉTUDE CRITIQUE SUR LE TEXTE EXACT DU CAPITAL DE KARL MARX" - que j'ai rédigé en novembre 2008 donne les citations du Capital où Karl Marx, bafouant les enseignements de Adam Smith sur les « Talents » fabrique une entourloupe conceptuelle et refuse délibérément de prendre en compte le problème posé par le « travail complexe » et le « travail simple » (skilled labour et un skilled labour). Cette entourloupe sera « prouvée » par la faible proportion de travailleurs qualifiée parmi la population du pays le plus développée, la Grande Bretagne.
d) UNE NOUVELLE CLASSE EXPLOITEUSE : LA FORMOISIE
Passant outre cette erreur de Marx, j'avais donc produit, en 1993, le concept de « plus-value formation », la partie additionnelle à la production que la formation de certains travailleurs allait ajouter à leur production habituelle.
Il en découla la mise en lumière d'une lutte pour l'appropriation de cette production supplémentaire.
Une lutte opposant les travailleurs formés, les capitalistes et les travailleurs non formés. Cela induisit la création du concept de « bourgeoisie de la formation » ou « form-oisie » qui devint le néologisme « formoisie ».
e) LA FORMOISIE ET SES ÉTATS FORMOIS
Cette classe parvint à prendre la contrôle du camp des exploiteurs et sous les formes de « socialistes réformistes », de « communistes staliniens » ou diverses agences secondaires réussit – quand elle le put – à empêcher les révolutions anticapitalistes et, dans les autres cas, à écraser le peuple par les massacres, les assassinats, la censure, en construisant de nouveaux États.
Ces États formois – que Léon Trotsky persista à appeler « Etats ouvriers » sans comprendre ce qui se passait - étaient des États non bourgeois ayant pour fonction de perpétuer l'exploitation des salariés les moins formés par les plus formés, l'exploitation du form-ariat par la formoisie.
Cette formoisie, classe sociale exploiteuse, participa à la destruction du 20° siècle sur les plans économiques et scientifiques : Cette lutte de classe opposant la bourgeoisie des machines à la bourgeoisie des diplômes nous maintint dans l'obscurantisme pendant plus d'un siècle.



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2) CLASSES SOCIALES, RÉVOLUTIONS, THERMIDOR
Mettre la lumière sur cette classe formoise allait permettre de préciser ce qu'était une classe sociale.
Et donc de clarifier ce que furent les révolutions. Et donc les « thermidors ». (thermidors sans majuscule)
Prenons la précaution de préciser ici que – dès 1996 – l'ajout de l'innovoisie (bourgeoisie de l'innovation) au schéma principal de la lutte des classes permit aussi de préciser l'analyse de l'évolution de la fin du 20° siècle.
Revenons à 1917 : Ce fut bel et bien une année de révolutions.
La première de celles-ci eut lieu en février 17.
Mais cette révolution fut suivi de trois échecs de la bourgeoisie en vue de construire son État.
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2-A) ÉCHEC DU THERMIDOR BOURGEOIS EN 1917
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a) REVOLUTION ANTI-FÉODALE DE FÉVRIER 1917
Cette révolution mis bas l'État des tsaristes.
Cette forme particulière d'État féodal, certains avaient tenté de l'améliorer pour empêcher son écroulement (les simples noms de Alexandre II au 19° siècle et de Piotr Stolypine au 20° serviront de pistes d'études pour les curieux).
Mais cet Etat féodal restait néanmoins une forme étatique que la bourgeoisie ne pouvait supporter plus longtemps. Si elle s'en accommodait – lisez l'ambassadeur 
Paléologue – dans le commencement de la guerre de 1914-18, pour autant les capitalistes anglais, français et …. russes rêvaient d'une « transition pacifique » vers un « État bourgeois » traditionnel. Sans avoir à payer à une noblesse dégénérée et parasitaire le coût exorbitant du maintien de ses privilèges. Un coût que les capitalistes impérialistes et compradores supportaient de moins en moins.
b) LE THERMIDOR DE LA BOURGEOISIE
Léon Trotsky et Parvus (Alexandre Helphand) avaient, dès 1905, prévu que cela était illusoire : Il allait être impossible de stabiliser la révolution à l'étape bourgeoise.
Ils avaient prévu
le fait que le Thermidor de 1794 qui vit la défaite de Robespierre et donc la défaite du peuple ne se produirait pas en Russie Ils avaient prévu – dès 1905 - le fait que la stabilisation de la situation politique en faveur de la « nouvelle classe exploiteuse » allait être impossible.
c) LE THERMIDOR DE 1794 ÉTAIT UNE THERMIDORATION
Je crée donc ici le concept de « thermidoration* ». Le mot Thermidor avec une majuscule perd donc cette majuscule pour devenir un concept [avec le suffixe ation]. Cela a pour signification « victoire de la nouvelle classe exploiteuse qui parvient à commencer la construction de son État d'exploitation et d'oppression ». Le Thermidor de la bourgeoisie française de 1794 fut une « thermidoration ». Elle fut une sorte de « contre-révolution dans la révolution » mais au profit, non pas de l'ancienne classe exploiteuse mais de la nouvelle. La thermidoration bourgeoise de 1794 ne doit pas être confondue avec la contre-révolution féodale de 1815.
d) TROIS TENTATIVES DE THERMIDORATION EN RUSSIE
En Juillet 1917 à Petrograd, ce qu'on appelle les « Journées de Juillet » furent une tentative de thermidoration. Mais ne parvint pas à vaincre. Les bolchéviks qui avaient « suivi » le peuple dans sa volonté insurrectionnelle subirent les coups, perdirent leurs éléments les moins fiables, certains furent tués, des dirigeants arrêtés et VI Lénine dut se cacher. Mais la thermidoration ne parvint pas à vaincre les exploités.
La tentative de la fin août du général Kornilov, elle aussi, échoua : il tentait – encore - de réaliser – avec la complicité secrète du formois Kérensky – une thermidoration.

e) THERMIDORATION BOURGEOISE ET CONTRE-REVOLUTION FÉODALE ENCHEVÊTRÉES
Cela échoua d'autant plus que cette thermidoration – destinée à construire un État bourgeois - était enchevêtrée avec une « CONTRE-révolution féodale » qui visait à remettre en selle l'État tsariste. Les complices des classes féodales et des classes bourgeoises et leurs alliés des classes de la haute formoisie, de la formoisie compradore et des classes exploiteuses secondaires avaient trop d'intérêts distincts face à l'alliance en construction du formariat paysan, du formariat ouvrier et de la petite et moyenne formoisies révolutionnaires. Et la désagrégation psychologique de leur camp rendit complètement friables leurs troupes militaires.
f) UNE TROISIÈME ET DERNIÈRE TENTATIVE DE THERMIDORATION : OCTOBRE 17
La dernière tentative de thermidoration, celle de l'Octobre 17 allait échouer : tenter de saboter la convocation du 2° congrès national des Soviets fut le dernier échec de Kérensky et de la bourgeoisie.
Les bourgeois du parti KD constitutionnel démocrates étaient prêts à renoncer à leur thermidoration au profit d'une véritable contre-révolution féodale. Et donc à bafouer la structure constitutionnelle sur laquelle avait reposé le Gouvernement Provisoire : sa légitimité par le bureau permanent du conseil des soviets.

g) VAINCRE LA CONTRE-REVOLUTION FÉODALE, VAINCRE LA THERMIDORATION
Il fallut donc que le Soviet de Petrograd et le Congrès des Soviets de la région Nord de la Russie s'accaparent de la légitimité pour empêcher les proto-fascistes contre-révolutionnaires de détruire Février 17.
Ce que les réactionnaires appellent un coup d'État – la « Révolution d'Octobre » devint donc un acte constitutionnel préservant le pouvoir légitime des congressistes délégués venus de toutes la Russie et qui arrivaient pour se réunir à Petrograd.

Mais cet acte visant à empêcher à la fois une contre-révolution féodale et une thermidoration bourgeoise devint, de facto, une révolution anti-bourgeoise.






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2-B) OCTOBRE 1917 : UNE REVOLUTION ANTICAPITALISTE OUVRE UNE NOUVELLE PÉRIODE
La bourgeoisie avait joué son va-tout. Elle avait choisi de s'allier avec les proto-fascistes. Et elle perdit tout. De Octobre 1917 à l'année 1989, la classe bourgeoise perdit tout pouvoir économique et politique sur le territoire de la Russie. 78 années sans bourgeoisie.
Mais cette « révolution » de 1917 n'était pas – en elle-même - une révolisation.
Elle ne fit qu'ouvrir une nouvelle période.
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a) DIX ANNÉES D'INSTABILITÉ POLITIQUE, ÉCONOMIQUE, SOCIALE, INSTITUTIONNELLE (1917-1927)
Car la classe sociale qui s'était tapie derrière les mencheviks des villes et les sociaux révolutionnaires de campagne entendait bien maintenir ses privilèges.
La formoisie entendait bien continuer à préserver le « respect des qualifications acquises ».

b) LA LUTTE DE LA FORMOISIE POUR SA THERMIDORATION
La classe formoise exploiteuse entendait bien réussir sa « thermidoration formoise ». Elle avait bel et bien l'intention perpétuer l'appropriation individuelle du capital formation par la formation d'un État formois.
La lutte de classe allait durer de 1917 à 1927. Et la thermidoration de 1927 fut la victoire de la classe formoise : son État formois était construit.
c) 1927 : THERMIDORATION FORMOISE
Cette classe sociale exploiteuse venait de réussir ce que ses prédécesseurs de la classe sociale bourgeoise avaient réussi par la prise du pouvoir du Directoire.
Staline fut pour la formoisie ce que les directeurs du Directoire et Napoléon furent pour la bourgeoisie.

Il est extraordinaire que Trotsky ait pu avoir l'idée d'utiliser le terme « Thermidor » pour la victoire de Staline. Mais il est triste que cette simple analogie historique ne l'ait pas amené à cesser de croire au « prolétariat ».
d) L'AVEUGLEMENT CONCEPTUEL DE LÉON TROTSKY
Il persista – en particulier dans les débats de 1938 l'opposant à Yvan Craipeau – à nier le fait qu'une classe sociale avait pris le pouvoir en URSS. Cette tragique erreur lui fit conserver des illusions catastrophiques.
Il avait fait des concessions à la formoisie militaire en tant que commissaire à la Guerre. Il participa aux concessions de la NEP qui aboutirent à l'élévation de janvier 1922 des salaires des formois – en déchirant la force de la puissance de la perspective égalitariste.

e) CONCESSIONS DANGEREUSES A LA CLASSE FORMOISE
Il appela « bureaucratie » ce qui était le noyau politique du quartier général de la classe formoise. Il ne vit pas le danger que représentait l'imbécile magouilleur de couloir Staline. Il accumula erreurs sur erreurs dans ses compromis avec les gangsters politiques de la formoisie.
Dès janvier 1918, il aurait fallu qu'une ligne politique égalitariste appelle « criminelle de classe » toute cette formoisie gréviste :
ces enseignants, ces syndiqués cheminots du  Wikschel qui avait décidé de saboter toute l'économie par leur refus de travailler pour « les bolchéviks ». (lire La formoisie décrite par Leon Trotsky dans la Révolution russe (extraits de "L'avènement du bolchevisme")
Il aurait fallu prendre en considération les arguments de Alexandra Kollontaï et de Alexandre Chliapnikov. Il aurait fallu à VI Lénine davantage de modestie et de pédagogie face à ces deux opposants : le fait que leur culture théorique était faible n'était pas un argument suffisant pour balayer leurs objections : ils reflétaient la sensation des travailleurs du formariat qui craignaient l'augmentation du pouvoir des spetz, les « spécialistes »
formois, les ingénieurs etc... , ces formois auxquels Lénine et Trotsky – pour des motifs absurdes de productivisme à cours terme – rendaient bien trop de pouvoir économique de gestion.
f) ABSENCE D'UN COMBAT LUCIDE CONTRE LA FORMOISIE
Il aurait fallu qu'un combat anti-formois dans les entreprises clarifie les choses : « Votre matière grise sera respectée, mais votre estomac recevra autant de roubles que le nôtre. Et vous n'irez pas faire vos besoins sur le siège d'aisance de Louis XIV. Lui aussi prétendait avoir une compétence supérieure à celle de ses victimes – camisards ou esclaves des Antilles - ! Votre matière grise sera respectée mais vous allez NOUS apprendre TOUT ce que vous savez. Et nous resterons vos égaux. Avec un pouvoir de gestion collective. Nos erreurs de gestion collective seront VOS erreurs en pédagogie : si nous allons persister dans l'erreur, malgré vos objections, c'est parce que notre gestion collective politique aura été carente de VOS conseils, de vos suggestions pédagogiques, de VOTRE transmission au peuple de votre savoir.
C'est CE discours que ni Lénine ni Trotsky – tous deux aveugles devant la formoisie – ne tinrent jamais.
C'est ce discours qui aurait pu les protéger du pouvoir de malfaisance des staliniens formois.

g) LA NÉCESSAIRE MOBILISATION DES EXPLOITES CONTRE LA FORMOISIE
C'est ce discours qui aurait pu mobiliser les travailleurs exploités. Il aurait fallu leur donner une formation économique issue de Adam Smith : « les Talents » n'ont pas plus de légitimité que les détenteurs du capital-machine. Le savoir est un capital dont les fruits doivent se partager. Comme les machines et tous les outils sont un capital dont les fruits doivent se partager.
Tout comme d'ailleurs l'innovation, la capacité d'innovation est aussi un capital dont les fruits – nonobstant les désirs fascistes innovois de l'HADOPI – doivent se partager entre tous.

C'est ce travail de formation théorique qui aurait préparé les Russes au combat contre la thermidoration.



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3) UN COMBAT CONTRE LA THERMIDORATION FORMOISE, UNE DÉFAITE
La thermidoration en Russie, en URSS stalinienne a fait des millions de victimes, des millions de morts. Ce fut un champ de bataille gigantesque. La classe sociale dont Olivier Besancenot est le porte-parole, pour protéger ses privilèges, pour construire son État de classe, pour construire et solidifier son État formois eu l'obligation d'assassiner la totalité du parti bolchévique.
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a) LA FORMOISIE A ASSASSINE LES BOLCHEVIKS
La thermidoration stalinienne a assassiné le parti de la Révolution d'Octobre. Il a fallu, pour pouvoir rétablir et élargir les privilèges des salariés formés, les privilèges des exploiteurs formois, user du crime, du meurtre, de la violence, de la calomnie, du trucage, de la destruction des preuves, de la fabrication des preuves et de la création d'une Histoire stalinienne du mensonge. Les staliniens, pour leur thermidoration ont du commettre bien davantage de crimes que ce que commirent les Thermidoriens de 1794.
b) MENSONGES, MANIPULATIONS, CRIMES DE LA FORMOISIE
La dernière thermidoration de l'Histoire fut une usine à assassiner. Une usine à assassiner dont les propagandistes osent toujours se présenter sur la scène politique. Une usine à mentir dont les propagandistes se tiennent dans l'ombre avec leurs nouvelles recrues – recrues « communistes » staliniens, recrues « communistes » faux-trotskystes. Ils sont prêts aux mêmes mensonges, aux mêmes manipulations et aux mêmes crimes.
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4) LA FORMOISIE CRAINT TOUJOURS LA RÉVOLUTION ANTICAPITALISTE
La défense de leur privilège leur fait craindre la révolution anti-capitaliste : Olivier Besancenot et ses mentors Sabado et Krivine craignent la révolution. Ils craignent la révolution parce que la classe qui les délègue, la classe formoise veut ses 2000 euros par mois, elle veut ses 3000 euros par mois.
Cette classe formoise prétend souhaiter une « révolution » mais elle ne produit – sur la scène sociale – que des simulacres de révolution : clowneries irresponsables du formois Domota, clowneries des « bloqueurs » des universités, clowneries de l' « incendiaire de la défense » Julien Coupat, clowneries des autonomes de Strasbourg, clowneries des Black Block.
Ces clowns politiques ne conscientisent même pas que leurs réactions sont similaires des troupes du défenseur des petits commerçants – Gérard Nicoud.

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a) PAS D'ASSURANCE D'UNE THERMIDORATION VAINQUEUR
Tous ces Besancenot et autres privilégiés qui vivent tranquille sur le dos du Tiers Monde, dans des logements de luxe financés par la sueur et le sang des Africains et des Asiatiques, ils rêveraient de pouvoir se débarrasser de ces « méchants capitalistes ». Ils rêveraient de se transformer en bureaucrates « efficaces » et « éthiques ».
Mais ils n'ont aucune assurance que la révolution anticapitaliste puisse parvenir à se transformer en thermidoration formoise.
b) SABOTAGE DE LA RÉVOLUTION ANTICAPITALISTE
Cette angoisse – avant les émeutes de novembre 2005 – avait même un nom « Le débordement », et une politique : l'abandon totale de tout travail de construction de la LCR dans les quartiers pauvres.
Toutes nos tentatives de faire commencer ou de faire passer les défilés étudiants ou de salariés entre les barres des HLM des quartiers pauvres étaient systématiquement sabotées par la formoisie LCR et ses alliés. Off micro, certains avouaient leur crainte « d' être débordés » , leur crainte que la colère accumulée ne débouche sur l'émeute.
Ils avaient raison et ces salariés privilégiés de la LCR ont complètement laissé tomber les pauvres. Pendant 30 ans.
c) ÉMEUTE PROTO-RÉVOLUTIONNAIRE DE 2005. SANS LA FORMOISIE
Et l'émeute se produisit quand même. Sans eux.
Ils se sont repris depuis, ont créé le NPA et commence à agglutiner des collabos dans les quartiers : la formoisie LCR craint qu'une nouvelle émeute ne se reproduise et qu'elle ne parvienne pas à la saboter, qu'elle ne parvienne pas à empêcher sa transcroissance révolutionnaire. Il faut donc recruter en urgence des « pompiers politiques ». Les formois collabos des quartiers pauvres ont cette fonction.
d) LES FLICS POLITIQUES FORMOIS DU NPA
Les défilés ne passent toujours pas dans les quartiers pauvres. Mais le NPA commence à embrigader les futurs flics formois destinés à empêcher la révolution.
Ils reprennent tous les traditions du PCF, les mêmes tics, les mêmes discours. L'arrachage des affiches révolutionnaire n'est pas encore systématique : leurs amis staliniens officiels du PCF préhistorique prennent en charge cette tâche sous leurs ricanements de connivence.
Mais cette fusion progressive – et concurrentielle – des boutiques du stalinisme persistant et du faux trotskysme formois se produit dans un contexte particulier : la défaite progressive de la strate répétante qui entraine la chute sociale de la formoisie.
Cette classe sociale formoise est devenu un monstre archéologique. Sa destinée sociale est achevée. Sa crainte de la révolution est sa crainte de ne plus jamais réussir une thermidoration.
Et cette crainte est justifiée. En effet, en cas de surgissement d'une révolution anticapitaliste, la classe qui sera susceptible de prendre les oripeaux de la bourgeoisie, la classe exploiteuse qui se présentera comme candidate au pouvoir, comme candidate sérieuse à la construction d'un nouvel État d'exploitation, ce ne sera pas la formoisie, ce sera l'innovoisie. Et la thermidoration qui suivra la révolution anticapitaliste – si nous n'intervenons pas efficacement – ce ne sera pas une thermidoration formoise, ce sera une thermidoration innovoise.
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5) GUERRE FINALE DE LA BOURGEOISIE CONTRE LA FORMOISIE
Car, depuis la remise de la médaille du British Empire à John Lennon par la – très bourgeoise – reine d'Angleterre, Elizabeth II, la bourgeoisie a signé la notice nécrologique de la classe formoise.
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a) LA FIN DES FRONTS POPULAIRES BOURGEOISIE-FORMOISIE
L'attaque de Margaret Thatcher n'est que la suite de cette cérémonie : La bourgeoisie des machines (bourgeoisie industrielle et surtout bourgeoisie financière) ont décidé d'en finir avec les « Front Populaires ». L'alliance politique avec l'innovoisie va remplacer l'alliance politique avec la formoisie.
Il est moins couteux d'offrir des lois favorisant les hétérophobes pour complaire à l'innovois Elton John. Avec des nourritures pour chiens et l'autorisation de faire croire à de malheureux enfants qu'ils auraient « deux pères » ou « deux mères ». Il est moins coûteux à la bourgeoisie de complaire aux Carla Bruni, aux Sting et aux gâteux Jean-Jacques Goldman et Maxime Le Forestier. Il est moins coûteux de voter des HADOPI que de payer le prix politique et économique qui furent payés pendant les Trente Glorieuses.

b) LA FIN DE LA « COEXISTENCE PACIFIQUE » BOURGEOIS-FORMOIS

Si la Guerre de Corée, puis la Guerre Froide entre les États formois et les États bourgeois s'étaient transformée en « Coexistence Pacifique », pour autant, celle-ci n'était qu'une guerre de classe d'un autre genre.
On connut aussi de pareilles « guerres de Corée », de pareilles « guerres froides » et de pareilles « coexistences pacifiques » entre les classes féodales et les classes bourgeoises, entre les États féodaux et les États bourgeois.

c) 1989 CONTRE-RÉVOLUTION BOURGEOISE
Pour autant, la possibilité d'en finir avec les GQG de classe que sont les États formois n'allait pas être oubliée : 1989 fut la victoire de la bourgeoisie. Ne restent plus que la Corée du Nord et Cuba comme structure étatique de la formoisie. Ce sont les seuls derniers États formois sur Terre.
Et l'offensive de la bourgeoisie pour détruire tous les appareils politiques de la formoisie se poursuit.
Sans interruption.

d) CORRUPTION DES PARTIS FORMOIS PAR LA BOURGEOISIE
Le minimum, pour elle, c'est la corruption de ces appareils : l'achat de la Ligue Communiste Révolutionnaire et de Lutte Ouvrière permit à la bourgeoisie française un répit inespéré.
Le remerciement fut le sabotage de la mobilisation de 1995.

Et ces sabotages ont atteint des dimensions inégalées à mesure qu'approche la révolution anticapitaliste. La tentative de destruction de ce qui restait d'héritage trotskyste par la création du NPA et l'intégration d'une « génération Lénine » de bourricots droitiers formois réactionnaires en est le dernier épisode.
e) COLLABORATION DE LA CLASSE DE LA FORMOISIE : un suicide de classe
La situation actuelle est, en conséquence, la destruction progressive de la classe formoise elle-même, en France et en Europe : De plus en plus de travailleurs basculent dans le formariat : des enseignants payés 534 euros par mois sous le label « Assistants pédagogiques » est la dernière mouture du plan de destruction des privilèges formois.
La « tiersmondisation » de l'Europe et des USA est en fait la tentative de destruction d'une classe sociale par la destruction de ses privilèges économiques, par la suppression de son accaparement de plus-value coloniale.
La participation objective des syndicats formois à ce processus est un véritable suicide de classe.
Même la prétendue « extrême-gauche » qu'elle se prétende faussement « trotskyste » ou qu'elle se revendique « anarchiste » laisse se creuser passivement ce fossé entre nouveaux précaires et privilégiés insouciants.

f) DESTRUCTION DE LA FORMOISIE
La bourgeoisie mondiale, alliée avec l'innovoisie, et sous l'assentiment de la haute-formoisie corrompue est en train de détruire une classe sociale exploiteuse.
D'envoyer mourir dans les rues de l'Occident ses membres les plus rebelles.

Je fus, moi-même, en octobre 2000, l'une de ces victimes propitiatoires. Une mort programmée pour l'exemple ; SDF dans le froid glacial de l'hiver approchant destiné à augmenter la statistiques des « morts à 40 ans ».
Je suis un miraculé de l'holocauste antiformoise.

g) LA GUERRE DES CLASSES N'EST PAS FINIE
Mais la guerre n'est pas finie.
Car si la complicité de tous les Besancenot et de tous les NPA de la Terre permet à la bourgeoisie d'obtenir un sursis, au même moment, est à l'œuvre un phénomène souterrain d'une toute autre ampleur.
Si certains rêveurs de la formoisie s'imaginent que leur classe possèderait encore suffisamment de ressorts, de volonté, d'espoir, de courage pour conduire et participer à une révolution anticapitaliste, leur rêverie n'est que chimère.

Car c'est de tout autre chose qu'il s'agit.
La possibilité de voir la formoisie prendre la tête d'une révolution anticapitaliste est aussi absurde que ce qu'avait mis en lumière Trotsky et Parvus en 1905 sur la possibilité de voir la bourgeoisie russe prendre la tête d'une révolution antiféodale.
La loi du développement inégal et combiné rendait absurde l'hypothèse de ce qu'ils appelaient « révolution bourgeoise »

* * *
6°) CONCLUSION DE LA PREMIERE PARTIE : VERS UNE THERMIDORATION INNOVOISE ?
Cette incapacité de la formoisie à assumer son « rôle » de « nouvelle classe exploiteuse » et de préparer la révolution anticapitaliste, la rapproche de plus en plus du rôle qu'avait la bourgeoisie russe de 1905.
Ne pas être capable d'assumer le renversement de l'ancienne classe exploiteuse laisse inéluctablement la place à une autre classe sociale, celle que la Reine de la bourgeoisie anglaise avait honoré en médaillant John Lennon : la classe innovoise.

Et l'enjeu qu'une simple grille néomarxiste pourrait donner l'illusion d'entrevoir serait, alors, le remplacement de la formoisie par l'innovoisie.
En effet, une grille « marxiste » actualisée pourrait laisser supposer que la révolution anticapitaliste qui vient ouvrirait la route à une thermidoration innovoise. Ce schéma simpliste – quand bien même à 1000 kilomètres au-dessus de la tête des « clowns titrés » du marxisme officiel – est déjà caduc.

En effet, ni la formoisie, ni l'innovoisie n'auront la puissance historique nécessaire à la réalisation d'une thermidoration. Que cette thermidoration soit thermidoration formoise ou thermidoration innovoise.



La typologie de ce qu'est l'innovoisie, le retard historique qui est – déjà – le sien, à quoi il faut ajouter le grossissement ahurissant de la couche doublement parasitique des héritiers d'innovois, au sein de l'innovoisie rend illusoire une « révolutionnarisation » de cette classe.
Son dernier exploit – en France – qui a consisté à s'acoquiner avec la bourgeois de la « culture » pour faire voter une loi totalement fasciste de surveillance généralisée, nous montre une innovoisie déjà plus réactionnaire que ce qu'étaient le parti KD et Milioukov en Russie de 1904.

Quant à la couche inférieur de l'innovoisie et la proto-innovoisie paupérisée, elles se trouvent déjà bousculées par la propagande et l'agitation en faveur de la disparition total de la marchandisation des droits d'auteur.
Ce sera donc la lutte des strates qui tranchera le nœud gordien de ces contradictions « insolubles ».
L'avenir qui verra le double échec des thermidoration formoise et innovoise aura comme moteur souterrain, un moteur encore plus puissant que la lutte des classes : Ce sera la lutte des strates et la victoire historique de la strate des innovants qui nous feront basculer vers une autre civilisation.
Ce sera donc une révolisation ininterrompue qui prendra en charge l'accouchement d'une nouvelle société : révolution civilisationnelle dirigée par la seule strate qui a fait l'histoire humaine : la strate des innovants.
Cette étude sera l'objet de la deuxième partie : NOUVEAUX CONCEPTS ET PERSPECTIVES.
DEUXIÈME PARTIE : Nouveaux concepts et perspectives.